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Edito du Président

Comme tous responsables d'entreprise «normalement constitués», nous avons été interpellés par les

suicides de salariés dont la presse s'est faite écho ces derniers jours même si, pour être parfaitement

honnête dans l'appréciation de ces évènements tragiques, il soit parfois difficile de faire la part des

motivations professionnelles et purement personnelles...

 

Il est vrai que le climat général des affaires n'est pas actuellement au beau fixe et que nous ressentons

tous, patrons et salariés, les contrecoups des difficultés actuelles.

Les patrons de TPE et PME, entrepreneurs dans l'âme, ont l'habitude de gérer leurs difficultés par une

information au plus proche de leurs salariés. Pour eux la gestion des effectifs ne peut être une variable

d'ajustement qu'en toute dernière extrémité et les relations sociales sont fondées sur la proximité c'est

pourquoi nous ne voyons pas comment une représentation collective dont le Ministre du travail a parlé

constituerait a priori, une garantie absolue d'un climat apaisé.

Sans aucunement idéaliser ce que nous vivons au sein de nos petites et moyennes entreprises, l'image

des PME auprès des salariés le démontre, les relations sociales sont plus directes, les strates

hiérarchiques réduites et la proximité sociale et géographique contribuent, conjointement, le plus

souvent, à la qualité des relations sociales des TPE-PME.

Henri Griffon, président de l'UNIFA (Industrie du meuble) illustre bien ce propos lorsqu'il déclare que

«Les patrons préfèrent rogner sur les marges et conserver leur personnel»

Suivant le baromètre FIDUCIAL de septembre, les TPE sont moins nombreuses à envisager de détruire

des emplois (7% au lieu de 11% qui le prévoyaient en avril). Cela n'empêchera hélas pas d'éviter les

70.000 dépôts de bilan mais cette attitude soucieuse d'éviter la destruction d'emplois en a, sans doute,

préservé un grand nombre.

Chez nous dans les relations sociales, il n'est pas question uniquement d'argent, comme le note Jean-

Marc Vittori dans les Echos «ça commence par un sourire, ça continue par un mot d'encouragement ou

l'écoute d'un problème».

Est-il besoin de rappeler par ailleurs que confrontés aux difficultés de l'heure et pour éviter de se

séparer de leurs meilleurs éléments, les patrons de TPE et PME n'hésitent pas eux-mêmes à réduire

leur salaire voire à ne pas se rémunérer ?

 

 
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